C’est quoi, un CLSM ?
Un Conseil Local de Santé Mentale (CLSM) est une instance locale de concertation et de coordination qui réunit, sur un territoire, les élus, la psychiatrie publique, les usagers, les aidants et l’ensemble des professionnels concernés par la santé mentale.
Ce n’est ni une structure de soins, ni une entité juridique : c’est un espace de dialogue et d’action collective, porté le plus souvent par une collectivité locale, en lien avec la psychiatrie publique.
Pourquoi c’est important
La santé mentale ne dépend pas que des soins. Elle se joue aussi dans le logement, l’emploi, les liens sociaux, l’accès aux services, la qualité du cadre de vie. Les soins seuls ne suffisent pas.
Le CLSM offre un cadre pour agir sur ces déterminants sociaux, décloisonner les acteurs (santé, social, éducation, culture, justice…), favoriser l’inclusion et lutter contre la stigmatisation.
Qui y participe
Le CLSM est généralement présidé par un élu local et co-animé par la psychiatrie publique. Il associe les représentants des usagers et des aidants, les acteurs du social et du médico-social — et, plus largement, tous ceux dont l’action touche la santé mentale (logement, emploi, jeunesse, culture, sport, justice…) ainsi que les habitants.
Comment ça marche
Il s’organise autour d’un comité de pilotage, d’un comité technique et de groupes de travail, souvent animés par un coordonnateur. On y mène des actions concrètes : sensibilisation, formation, projets d’inclusion et de bien-être.
Au niveau national, la démarche est portée par le CCOMS (Centre collaborateur de l’OMS, basé à Lille), qui anime depuis 2017 le Centre national de ressources et d’appui aux CLSM. En Hauts-de-France, la région comptait 25 CLSM en juillet 2025.
🜚 Moryotis — Nicolas Bottin